dimanche 18 février 2007

"Jardins lorrains" - Commercy, les madeleines - 'Un parfum de Proust'


COMMERCY




Les madeleines


"... petit coquillage de pâtisserie, si grassement sensuel sous son plissage sévère et dévôt..."
Marcel Proust ('Du côté de chez Swann')


Mais au vrai, ces madeleines dont se souvient si sensuellement Proust n'étaient que celles du pâtissier de "Combray" (Illiers-Combray, Eure-et-Loir) et non des madeleines de Commercy, tant il est vrai que tout un chacun peut fabriquer des madeleines selon "sa" recette, mais ce ne seront que des madeleines "ordinaires" car
"N'est madeleine que née à Commercy"


où Stanislas LESZCZYNSKI, Roi de Pologne, Duc de Lorraine et beau-père de LOUIS XV, Roi de France baptisa ainsi en 1755 ce biscuit traditionnel encore sans nom.




Du temps de PROUST, les madeleines de Commercy, aux publicités aguichantes


et fabriquées par de très nombreux madeleiniers, étaient vendues en boîtes de bois par des "vendeuses de madeleines" jusque sur les quais de la gare où elles attendaient les voyageurs au passage des trains.






Il existait aussi de nombreuses "Fabriques de madeleines", telle "La Cloche d'Or"


dont ne subsiste plus aujourd'hui que "La Cloche Lorraine", fondée en 1928 par Monsieur Fernand GROJEAN



qui nous offre ses madeleines "Royales" en boîtes traditionnelles ou en sachets.
Beaucoup plus récemment, Monsieur Jean-Pierre ZINS, pâtissier-madeleineir réputé de Commercy depuis 1951 a créé sa propre fabrique, "La Boîte à Madeleines"

et nous offre lui aussi boîtes et sachets des ses madeleines "Véritables".


De la "Royale" ou de la "Véritable", quelle des deux est la meilleure ?
Bien faraud serait celui qui saurait répondre à telle question !
Chaque fabrique a "sa" recette, "son" secret de fabrication jalousement gardé, et ce n'est qu'en dégustant l'une, puis l'autre, de ces madeleines que cachun trouvera
"sa madeleine"...

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